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[i566] DE LA VIL
aux villes maritimes, vous escripvez cn leur recommandation, et en tout et par tout ce qui les concernera vous employez avec telle challeur et affection qu'ilz puissent faire leur voyage et trafficq en la seurelé que je desire, et qui est requise entre princes bons et seurs amys; priant Dieu, etc.»
"Tres hault, tres excellent et tres puissant prince, nostre tres cher et tres amé bon frere ct cousin, les Prevost des Marchans et Eschevins de nostre bonne ville et cité de Paris nous ont faict entendre qu'ilz ont advisé et résolu d'envoyer certains marchans de nostred. Ville et autres ez royaulmes et pays de vostre obeissance pour le trafficq de marchandise acoustumé entre princes amys. Et pour ce que leurd, resolution nous a esté bien fort agreable et que nous desirons que lesd, marchans puissent faire leurd, trafficq en la seureté et liberté convenable à la sincere et parfaicte amytié qui est entre nous, noz royaulmes, pays et subjectz, nous avons bien voulu les acompaigner de la presente, par laquelle nous
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E DE PARIS. 525
vous prions et roquerons voulloir commander et ordonner que les marchans qui seront ainsi envoyez par lesd. Prevost des Marchans et Eschevins de nostred, ville de Paris soient bien favorablement et gratieusement receuz et recuéilliz cn vosd. royaume et païs pour faire leurd, trafficq de marchandise seurement et librement, et l'ayant faict, s'en retourner en plaine et entiere seureté, sans que, tant en allant, séjournant que retournant, il soit faict aucun tort, déplaisir ny moleste à leurs personnes, vaisseaulx et marchandises, mais recevant de vous et des vostres le favorablë^traictement que nous esperons de vostre scinçaire 'et fraternelle amytié, nous soyons de plus en plus obligez et excitez de le recongnoistre envers les vostres en semblable occasion, ce que nous ferons tousjours d'aussi bonne volunté que nous desirons estre congneu, en toutes choses qui vous concerneront et les vostres, pour l'un de voz meilleurs freres et plus seurs et parfaietz amys. Et sur ce, tres hault, tres excellent, elc.»
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DCCXXIV. — Mess1" de la Court et de la Ville assemblez au Palais
POUR LE FAICT DES BLEDZ.
5 octobre i565. (H 1784, fol. 332 v°.)
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Le cinq"10 jour d'Octobre, Mess™ de la Court ordonnez pour la Chambre des vaccations ont mandé les Prevost des Marchans et Eschevins de lad. ville de Paris O, lesquelz arrivez en lad. Court, où estoit monseigneur le mareschal Gouverneur, mons1" le president Baillet a proposé que la Court les avoit mandez pour entendre quel ordre il estoit neccessaire donner pour le recouvrement des bledz pour la nourriture des habitans de ceste Ville. A quoy led. sr Prevost feist responce quc Mess™ de la Ville,pre-voyans ceste neccessité, avoient assemblé plusieurs marchans. Et depuis le Conseil de la Ville leur recita de mot à autre tout ce qui avoit esté deliberé, et comme l'on avoit envoyé par les provinces circonvoisines pour savoir quelle quantité de bledz on en pourroit tirer, le peu d'espérance qui estoit de ce costé, aussi qu'ilz avoient escript lectres au Roy pour obtenir provisions de Sa Majesté pour en faire venir de Languedoc et Bretaigne, et autres lectres de faveur envers les Roys de Dannemarch et Suesse,
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dont ilz esperoient en recouvrer par le moyen d'aucuns marchans de ceste Ville, qu'ilz ont obtenu lesd, lectres de faveur, et quant aux autres, Sa Majesté leur avoit escript que les pays de Guyenne ct Bretaigne estoient aussi mal fournyz que nous, et qu'il n'en failloit esperer aucun secours; aussi qu'ilz ont offert en don à tous marchans qui pourront admener bledz de pays estranges et de l'Auvergne la somme dc lx solz tournois pour chascun muy qu'ilz adme-neront, avec autre condition qu'ilz pourront vendre lesd, bledz dc gré à gré, et encores en mectre en grenier, s'il y en avoit d'autres aux portz et marchez, qu'ilz supplioieiit la Court auctoriser ce qu'ilz ont faict jusques icy, et que pour l'advenir il plaise à la Court déléguer telz d'entre eulx qu'il leur plaira pour assister aux marchez et conventions qu'il fauldra faire avec les marchans, et pareillement au rer couvrement des deniers qu'il conviendra lever pour cest effect; qu'il estoit bien necessaire que chascun mist la main à la bourse, ct que chascun sa voit
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O Lo registre du Conseil ne fait aucune mention de celle convocation de l'Échevinage et se home à noter la présence du maréchal do Montmorency, sans dire mot des résolutions qui furent prises dans celte importante assemblée.
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